Valéry Andriamialison

Valéry Andriamialison

Je suis grandement inspiré par le mouvement « suprématiste » de Casimir Malévitch, qui se rapproche beaucoup de l’architecture. L’architecture par son essence est abstraite, mais la vie lui fixe la tache de construire, de répartir ses formes de façon à créer des espaces utile à la vie. L’avantage que j’ai en m’inspirant plutôt du coté des tombes c’est que justement, cette architecture devient non fonctionnelle. Il y a un corps mais la vie n’y est plus. Le champ de création et d’ouverture devient donc totalement libre.

Ma démarche artistique s’inscrit dans une recherche perpétuelle. Cette recherche m’amène dans une situation ou ma préoccupation essentielle est de repérer les pistes permettant de dégager des axes de recherches dans la combinaison dessin, structure et volume. Des questions de représentation, d’échelle et de texture passent par la production de série d’objet. Les images produites ne pouvant être prise pour des simulation de forme, la mise en œuvre des techniques de fabrication apportent des solutions plastique et esthétique. > Lire la suite

- Produire un objet et comprendre sa fonction,
- Décomposer et visualiser son organisation,
- Trouver le schémas permettant d’en dégager le principe structurel,
- Traduire l’essentiel et n’attacher d’importance qu’aux éléments indispensable, pouvant par eux seuls, révéler l’identité de ces objets,
- Situer l’objet dans son contexte,

Mon travail consiste en tout cela.

FASANA (Présence et pouvoir)

  • Dates Du 22 mars au 12 avril 2018

Les ancêtres sont les maitres de la terre sous laquelle ils reposent: autour de leur sépultures s’étend leur « terre », terme qui désigne une localité, puis au sens large, le territoire d’origine. Le zébu est toujours le sacrifice offert à la terre et aux ancêtres, il est le truchement entre les vivants et le monde surnaturel. Il assure la survie du lignage, il fait la richesse et la puissance du groupe familial, plus le clan possède de tête, plus il se rapproche de la divinité. Le misérable, sans zébu, n’a guère plus d’ancêtre.

Chaque tombeau est le double d’une maison ou d’un appartement, et chaque cimetière, la projection parallèle d’un village ou d’une ville dès que l’on pense sérieusement à l’acte d’habiter. Le répertoire ornemental d’une tombe renseigne sur le statut du défunt, il traduit les différents modes d’accession aux privilèges sociaux et politique du lignage. Il instaure le dialogue entre les ancêtres et ses descendants.

Le tombeau matérialise la présence de l’ancêtre, fondement de l’organisation sociale et identité du groupe de parenté. > Lire la suite

Le travail présenté ici découle de tous les faits cités plus haut, il est question de combinaison entre dessin, structure et volume, permettant de dégager des axes de recherches pour repérer les pistes. Des questions de représentation, d’échelle et de texture cherchent à être perçues. Des solutions plastiques et esthétiques sont prises en compte.

Il s’agit avant tout d’installer une contrariété, de réveiller quelque chose. Il faut y voir un moyen de réinterroger nos capacités symboliques et nos mémoires. Chaque « objet » représente symboliquement un invisible, mais dans un autre usage, le présentifie, il rend présent à la conscience ce qui appartient au passé, ce qui est absent. Un symbole est un point de repère, il relie l’inconnu au connu.

La profondeur de la terre est l’espace primordial de la mort, l’espace définitif du corps. Le dessus et le dessous de la terre forment une sorte de miroir. Au peuple des vivants qui s’agite sur la surface visible répond le peuple des morts, disparus et invisible. La relation entre ces deux mondes n’est pas que l’affaire des religions.

 

 

Maquette Fasana 1
Maquette Fasana 122x12x9

Maquette Fasana 1
Pouvoir
Présence