Azaly Zakary (Isaac)

Azaly Zakary (Isaac)

Isaac, de son vrai nom Azaly Zakaria. Vit et travaille à Majunga. Expose pour la première fois en 2010, officiellement à l’Alliance française de Mahajanga. Exposition ayant pour intitulé Afro Div’art et Couleurs musicales, thème traitant de l’affirmation de soi à travers l’histoire de la lutte sociale afro-américaine et les vibrations de la Soul Music. > Lire la suite

En mai 2011, il continue à travailler sur les contrastes du monde culturel noir et ses paradoxes. Cela se traduit par une série toiles exposées dans un lieu moins solennel, au Tiki Bar, endroit décalé sur un coin de plage de Majunga ; concept combinant pour la première fois peinture et Slam avec Joey Aresoa. Il réalisera au cours de cette même année, une performance pour l’ouverture officielle du Festival de danse contemporaine « I’trôtra » à Mahajanga.

Les influences majeures de ce jeune peintre malgache restent le grand Basquiat, dans son habileté à retranscrire les conditions de son peuple, avec des images parfois violentes ou la simplicité abstraite de ses tags. Puisant aussi bien chez Keith Harring que Robert Combas et toute la révolution picturale des années 80 en Europe, il allie Afro pop art, Figuration libre ou encore le Bad painting. Cette fois-ci, tout se passe à Tana, ville des grands rêves et des grandes appréhensions avec « L’Observatoire des Idioties intellectuelles », un panorama de nos déviances sociétales, de nos aberrations culturelles et de nos évidences cachées.

L'Observatoire des idioties intellectuelles

  • Dates Du 19 juillet au 9 août 2012

Comment exploiter les paradoxes de la création et signifier les limites de la libre expression de soi ?
Quelles sont les réelles motivations d’un « artiste » aujourd’hui ? Doit-on avoir un rôle libérateur, engagé et optimiste ?
Toute porte à croire aujourd’hui que toute expression est un devenir social, un devoir, imposé de force à l’individu ou au public. L’expression de soi est devenue une nouvelle convention sociale. Que nous reste-t-il ? > Lire la suite

Travers et déviances sociétales, un culte de l’oppression culturel ambiant ?
La domination des désirs, le mythe de la Tour d’ivoire ?
On accepte alors cette finalité, une expression lassée, presque inutile aux yeux des autres, car les acteurs de la démagogie plombent les espoirs. Soucis d’apparence, la résonnance des statuts communautaires, les ersatz du politiquement correct, la vision trouble d’un monophtalme. Les ricanements incessants d’un individu « faux modeste » adepte de ses sujets gluants.
L’humilité et l’orgueil dans un même pot, les artifices de la complaisance, le souffle de l’autorité sur le brasier ardent de la « dissidence ».
Le haussement des épaules face à la vérité cachée, le sourire narquois de ceux qui se considèrent comme convertis.
Les êtres humains ont souvent à cœur de se singulariser par de subtiles et déplaisantes variations, traits de caractère et sans doute dans le but d’obliger leurs interlocuteurs à les traiter comme des individus à part entière.
L’homme devient névrosé parce qu’il ne peut plus supporter le degré de renoncement exigé par la société et il doit sans doute, accepter l’illusion que tout lui est possible.
L’art dans ce cas, est-il le garde fou de l’homme sans guide ?
Le gouffre béant de la bêtise où les têtes, accrochées, béats ; attendent le prochain qui osera sauter.

 

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Presse