Géraldine Tobe et Jean Kamba

Géraldine Tobe et Jean Kamba

JEAN KAMBA

Poète et critique d’art.

(photo) Jean kamba vit et travaille à Kinshasa. Licencié (bac +5), en sciences de l’information et de la communication à l’Université Pédagogique Nationale de Kinshasa (UPN), à la faculté des Lettres et Sciences humaines, depuis 2012.

Ecrivain, poète, journaliste, et critique d’art ; Il organise aussi des expositions. Il œuvre dans le management de projets artistiques axé sur l’art contemporain ; consultant auprès du collectif « Solidarité des Artistes pour le Développement Intégral » (SADI) A.S.B.L, et auprès du centre d’art Waza ; ainsi que d’autres, œuvrant à Kinshasa et partout dans le monde.

Depuis 2006, il fait un travail de suivi, de médiation et d’évaluation, auprès des artistes kinois dans leurs ateliers de création. Cela dans une logique s’axant exclusivement sur des pratiques artistiques contemporaines.

GERALDINE TOBE

Artiste visuelle.

C’est en 2012, à l’Institut de Beaux-arts de Kinshasa, que Géraldine Tobe a pu décrocher son diplôme d’Etat(Baccalauréat) en peinture. Elle vit et travaille à Kinshasa, où elle est née le neuf février 1992. Membre du collectif « BOKUTANI ARTISTE REUNIS », une structure artistique axée sur les pratiques contemporaines de l’art en RD Congo. > Lire la suite

TOBE Géraldine parle de son for intérieur et celui de son environnement. De tout ce qu’elle a vécu dès son enfance jusqu'à présent. Ses sentiments intimes, ses états d’âme, ses humeurs, ses inquiétudes, ses pleurs et peines qu’elle moule et dote de corps.

TOBE a apprivoisé le feu dont elle tord et presse son jus qu’est la fumée, précieux sésame, usée désormais comme pinceau pour cristalliser ses idées sur des toiles aux fonds blancs. Une action quasi-prométhéenne avec une palette sur laquelle, trône l’omniprésence de la fumée noire, issue d’une lampe rustique, renforçant l’expression d’une atmosphère onirique.

La domestication de cette matière, instable, pour s’exprimer a comme soubassement, la force et la volonté de briser les barrières artistiques, sociétales, religieuses et politiques, par la liberté dans le choix des matériaux et d’expressions. Une mutation des matériaux à de fins esthétiques et philosophiques justifiant un processus créatif s’attablant sur la notion psychologique qu’on appelle la « projection ». Elle scrute et provoque, en fait, des attitudes. Les réactions épidermiques et superstitions gangrénant sa société à travers des images peu orthodoxes qu’elle représente sur ses toiles. Des stimuli lui permettant de faire agir et réagir les âmes sensibles, tout en bousculant les backgrounds et les considérations culturelles perverses ; les clichés et des jugements basés sur des apparences.

Sang couleur

  • Dates Du 28 septembre au 12 octobre 2017

Existe-il une race pure ? Y a-t-il une race supérieure aux autres ? Ma créativité ou ma médiocrité résultent-elles du fait que je suis noir, blanc, rouge, jaune ? Cette problématique autour des stéréotypes raciaux, longtemps raisons de discriminations, de l’esclavagisme, de l’asservissement, de l’apartheid, de la colonisation, - ont été les appendices ou les idées premières entourant ce projet de résidence artistique sur l’île de Madagascar. Une approche se nourrissant d’une problématique qui plus est d’actualité et poussant les deux artistes à s’immiscer parmi une population, ayant connu un métissage profond, pour leur permettre de trouver des éléments à exploiter dans leurs domaines respectifs et tirer des conclusions. > Lire la suite

Au départ, s’attablant sur cette considération physiologique très répressive et perverses, avec ses corolaires, sur l’humain en général et sur ile de Madagascar, une terre multiraciale en particulier- ils se sont rendus compte que la couleur de la peau, a une part de responsabilité dans l’état actuel du pays. Les différences, de tous genres, que regorge ce pays sont entretenues par la couleur de la peau et des positionnements géographiques des uns par rapport aux autres. Positionnement géographique dû à l’histoire de cette île partant des origines du peuplement en passant par la période coloniale jusqu’à aujourd’hui...

Et cette exposition présente tant soit peu les idées et les appréhensions perçues sur place, via des tableaux et textes...

<Sang couleur> est financé par une subvention de financement d'ANT de Pro Helvetia Johannesburg financée par la Direction du développement et de la coopération (DDC).

 

 

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